vendredi 2 août 2013

L'été, ça joue


Déjà quatre semaines sans un mot dans Dimicatio. Il faut dire que la période estivale est rarement la plus propice pour jouer. Pourtant voilà donc trois parties récentes et toutes réjouissantes. Reportage.

On commence vendredi dernier avec une partie de Saratoga, premier volet de la série Battles of the American Revolution de GMT Games. Quatrième partie complète pour moi et deuxième en tant qu'Américain. Comme d'habitude le jeu est fluide et se déroule sans aucune problème. Une partie très tendue avec une défense américaine bien en avant sur Freeman's Farm qui nécessite un recul attentif pour retenir les Anglais sans subir de grosses pertes. Ces derniers auront choisi une attaque concentrée sur cette même ferme d'où une belle densité d'unités dans peu d'espaces. 
Tout cela se terminera avec plusieurs pertes anglaises (dont un leader) contre aucune du côté américain et un terrain solidement défendu. Une victoire américaine donc mais avec peu de points (5,5 contre 3).
Il s'agit vraiment d'une série que j'adore, des règles simples, des parties fluides et d'une durée correctes pour une bonne soirée. Ce sera dur de m'en lasser!

Après les premiers mouvements russes.
On continue mercredi soir avec un jeu dont le sujet me laisse de glace (au moins c'est thématique). Les retours étant tellement bons et la carte si attrayante que je n'ai finalement pas hésité longtemps à la proposition de m'y faire initier. Nous voilà donc partis en Finlande en ce glacial mois de décembre 1939 pour une première partie de Red Winter. Il m'incombe le rôle de l'autochtone face à l'invasion russe.
Un pont important à tenir mais dur à garder longtemps
Malgré un livret assez copieux (une bonne vingtaine de pages) le jeu est finalement beaucoup plus simple qu'il n'y parait. Les principaux mécanismes à intégrer sont les différences entre combat et assaut, les tirs à distance directs et indirects, en soutien ou non et les quelques règles de nuit. Pour le reste c'est du plutôt classique. La carte est très simple car à part les hexagones de lacs gelés où il ne vaut mieux pas s'attarder tout le reste est traité de la même façon pour le combat.
Les Russes et leurs feux de camps pendant la nuit
Qui dit règles très bien rédigées et compréhensibles dit souvent jeu avec un plaisir assez immédiat. Et c'est bien le cas. On est très vite entièrement absorbé par la situation sur le terrain. Là je découvre donc qu'il s'agit d'un jeu correspondant énormément à mes goûts: les règles donc mais aussi tout un système basé sur le mouvement, l'utilisation du terrain et des camps assez asymétriques.
Nous n'avons pu jouer que le premier jour du scénario mais on sent bien un très gros potentiel ludique derrière cette belle recherche historique qu'est finalement également ce jeu. Une mention spéciale donc pour cette découverte qui, hormis son sujet, à tout pour me plaire.



Dernière partie en date hier soir avec un scénario de Combat Commander: Europe issu du tout récent cinquième battle pack Fall of the West. Nous avons joué le scénario opposant Allemands et Français où chaque camp peut basculer en attaque, en défense ou en reconnaissance à chaque Time. Une partie où l'on s'aperçoit que finalement le Français n'est pas aussi démuni que ça, surtout avec trois très bons chefs et de bonnes armes. Comme souvent avec CC:E beaucoup de fun, de coups de feu et de corps à corps, on a adoré. Prochaine étape: les nouvelles règles introduisant les blindés!


Un beau milieu d'été que tout ça!

Bonnes vacances aux concernés!

Arnaud

dimanche 30 juin 2013

To The Last Man: en mode découverte


A peine reçu et j'ai déjà eu l'occasion de m'essayer à To The Last Man, une excellente chose quand on sait le nombre de jeux encore jamais joués qui peuvent traîner sur les étagères! Nous avons donc profité de la dernière rencontre de la saison des Stratèges pour ouvrir une de nos boîtes de TTLM. Sur les conseils du livret de scénarios nous avons opté pour le scénario 1915. Une mise en place aisée grâce aux réglettes d'armées qui contiennent sur leurs versos leurs déploiements initiaux selon les scénarios. Ergonomique, j'aime beaucoup. Ce qu'il l'est moins et c'est un peu dommage ce sont les petites aides de jeu seulement du côté du joueur de l'Entente, il y avait la place et ça aurait été un bon plus de la dupliquer pour le joueur allemand. Bref, rien de bien grave.

Déploiement terminé.
Un set-up facile soit mais une question nous fait transpirer un coup: le scénario 1915 se termine-t-il à la fin de l'année ou sommes-nous juste sensés démarrer en 1915 et continuer jusqu'à la fin de la guerre? Question qui parait presque ridicule... mais dont nous n'avons pas pu trouver la réponse dans les règles!

Jusqu'au dernier homme!
Après quelques tâtonnements dans les règles nous commençons après quelques activations à comprendre là où le jeu veut nous mener: peu de mouvements mais tous importants, une gestion de main et de ressources à la fin du tour très importante, des combats version "dice fest" et finalement un jeu typiquement "jeu de front".

La situation tout au nord en fin de partie, mi-1916.
Après ces quelques tours de jeu pour se familiariser avec le système voici quelques réflexions partagées en fin de partie:

- Jouer avec les réglettes d'armées cachées (ce que nous n'avons pas fait pour cette première) est primordial tant cela doit permettre de préparer des attaques (ou des défenses) surprises. Reste que je trouve toujours un peu étrange que chaque joueur puisse faire sa petite tambouille sans aucun contrôle par l'adversaire. Bon, mode paranoïa off.

- Le fait de passer dès qu'un joueur n'a pas de carte offensive en main à jouer est franchement handicapant pour le bon déroulement de la partie. Un joueur sans carte offensive passe donc, laissant l'opportunité à son adversaire d'en faire autant et ainsi terminer une saison sur un cruel vide d'action. Cela m'arrivera deux fois le temps de notre courte partie et j'avoue ne pas aimer ce principe.

- Pour moi le point le moins encourageant avec ce jeu consiste en ce qu'il s'agit tout simplement d'un vrai "jeu de font" et que je n'aime tout simplement pas ça. Une vraie question de goût donc. Ici cela est simulé par le très peu de perte infligée à l'adversaire ce qui rend immanquablement la situation ultra statique (mais qu'attendre d'autre d'un jeu sur la 1ère Guerre Mondiale?). Pour les fans de ce genre de situation militaire je pense que le rendu est plutôt bon mais je reste indécrottable jusqu'à aujourd'hui il me faut toujours un souffle épique dans un jeu pour m'y croire.

Bon alors? Et bien voici donc un jeu au niveau élevé d'abstraction, (très) piloté par les cartes avec ce que cela implique de gestion de la frustration et d'opportunisme, de front donc, avec ce que cela implique également de mécanisme d'usure (pour joueur patient donc), au matériel vraiment très attractif. A noter également quelques points de règles qui méritent des éclaircissements.

Sans trop plus de jugement voilà donc quelques éléments de réflexions après cette découverte. Un sentiment très partagé pour ma part, à la fois pour une simple question de goût (le front) et certains mécanismes (les passes obligatoires). Il reste une situation historique intéressante et à priori bien rendues, des mécanismes simples et une profusion de scénarios. A confirmer.

Arnaud

vendredi 21 juin 2013

To The Last Man est arrivé!


Tout l'avantage d'être breton (oui je sais c'est discriminant mais j'aime ça!): ma boite de To The Last Man est dans mes mains, là tout juste arrivé de chez Nuts! Publishing. Du coup allons y pour quelques photos (pardon pour la qualité car les conditions ne sont pas les meilleures) histoire de voir ce qu'a dans le ventre ce jeu tant attendu.

La boîte: aussi belle qu'en photo (si si je vous jure!)
Voilà la première vue une fois le couvercle de la boîte enlevé.
Les planches de pions (enfin la planche de pion, le reste étant plutôt des displays)
J'aime beaucoup, on retrouve la patte graphique de Nuts!
Les cartes: vraiment magnifiques, un rendu "époque" du meilleur goût... et un drôle de format ceci dit également.
La carte: grande et extrêmement sobre (trop?) en papier glacé plutôt lourd (mais il faudra le plexi quand même je pense pour jouer). Les noms sur la carte sont vraiment très discrets... on aime, on n'aime pas.
Vue de Paris...
Ca vraiment j'adore: le côté "époque" encore: excellent! (Respect à l'officier cartographe!)
Deux aides de jeu, classiques, on verra en jouant
Le jeu vient avec deux livrets: à gauche les règles de base, à droite les règles avancées et dédiées au théâtre d'opérations (il y en aura d'autres?)
Un bel exemple de jeu bien fourni
Exemple de mise en page des scénarios: c'est beau jusque là!

Pas de déception côté matériel. Il donnerait même très envie de s'y mettre. Le temps d'en trouver pour ça et j'en reparle!

Arnaud

mardi 18 juin 2013

Stonewall revient!


Rien que pour les plaisirs des yeux: la couverture révélée de la réédition tant attendue de Stonewall Jackon's Way de la série Great Campaigns of the American Civil War. C'est pas beau ça?



jeudi 13 juin 2013

300, Rise of an Empire


Vous trouviez que 300 était un crime d'un point de vue historique? Je vous conseille alors de visionner la bande annonce de sa suite, intitulée 300, Rise of an Empire, vous devriez apprécier! :-)

dimanche 26 mai 2013

Mes derniers wargames


Ca fait un bon bout de temps que je n'ai pas fait un petit état des lieux des entrées wargamistiques. Donc en route! Je passe sur Washington's Crossing et Lee vs Grant pour lesquels j'ai déjà pris le temps de coucher quelques lignes ici-même dans les semaines passées. Par ordre d'arrivées depuis janvier:


White Star Rising de la série Nations at War de Lock'n Load: un destockage m'a permis de me le procurer à moindre coût. Le système semblant se rapprocher de celui de Nuklear Winter'68 que j'avais bien apprécié, je me suis dit que ça pourrait être une bonne idée de continuer avec un autre background. Bonne déception qui a freiné jusque là mon envie de l'essayer: les pions sont en grande partie décalés d'où de sérieuses difficultés pour lire toutes les infos. Pas cher mais mal produit et surtout pas annoncé (et je soupçonne le site le déstockant de le savoir...). On verra donc si l'envie d'y jouer deviendra un jour plus forte que ce problème (contournable nous sommes d'accord). A noter qu'il s'agit de la VF éditée par les Allemands de Spielworxx et non par L'n L.

Un des derniers opus de la série de GMT Games, Battles of the American Revolution, qui me manquait. Nouvelle et très mauvaise expérience avec le même site de déstockage qui pour le coup s'est ouvertement bien foutu de la tête du client (ici, moi-même). Une boîte défoncée, des règles souillées et une carte... photocopiée (fallait vraiment oser... surtout le vendre comme étant en excellent état!), seuls les pions sont unpunched, ouf! Si GMT confirme la vente de cartes montées pour toute la série, je pense que cela me permettra d'avoir une vraie carte. Très très peu de matériel (comme d'habitude pour cette série) pour un prix d'occasion habituellement beaucoup trop élevé à mon gout vu ce que propose le volume. Reste une très grosse envie de jouer celui-ci!

The Korean War de maître Balkoski. J'ai tellement apprécié son Lee vs Grant chez le même éditeur, Victory Games, et motivé par quelques fans qui me l'ont vendu avec talent, que me voilà en possession d'une boîte que je qualifierais de neuve. Presque gênant car elle serait mieux dans la ludothèque d'un collectionneur que d'un joueur qui se serait contenté d'un exemplaire déjà joué. Après une lecture rapide des règles je constate que c'est déjà un cran au-dessus de Lee vs Grant côté complexité. Le fait que je ne connaisse pas grand chose à ce conflit n'aide évidemment pas ma compréhension de l'ensemble. Lacune que je vais tenté de réparer avant d'y jouer. Sur celui-ci une petite initiation par un habitué me paraîtrait un bon plus pour débuter. Pour le moment ça sent le dépunchage et le clippage intensif!

Plus une occasion que je n'ai pas manqué de me le procurer à un prix attractif qu'un véritable coup de cœur mais ce Turning Point: Stalingrad semble bien intéressant. Comme je trouve que les jeux à zones sont souvent à mon goût en terme d'équilibre ludicité/historicité et que Stalingrad reste l'une des batailles qui me marque le plus sur la dernière guerre mondiale, je me suis dit qu'il ne serait pas de trop dans ma ludothèque, même si je possède déjà Storm over Stalingrad avec un mécanisme de jeu semblable mais à un degré de complexité moindre (mais je pense plus fun, mais ça c'est mon point de vue). Je pense qu'il sera intéressant de pouvoir faire la comparaison entre les deux traitements du même sujet avec le même format. A voir.

Et pour terminer le dernier arrivé tout récemment: Caesar at Alesia, véritable antiquité d'Avalon Hill. Souvent hors de prix j'ai profité d'une annonce sur BGG d'un vendeur français pour enfin me le procurer. La boîte est bien marquée par son âge mais qu'importe, le principal encore une fois sera d'y jouer! J'avais déjà évoqué l'attraction qu'a sur moi sa couverture j'espère aujourd'hui être conquis par le jeu lui-même. Il ne va rester qu'à trouver un adversaire pour celui-là car très peu jouable en solo du fait du placement caché des forces de secours gauloises. Ceci peut être considéré comme une annonce!

Arnaud

dimanche 19 mai 2013

Des guerriers dans les étoiles


Avoir la chance de rejouer à un jeu 20 ans après sa dernière partie n'est pas une opportunité à manquer, surtout lorsqu'il s'agit d'un jeu ayant offert en son temps tant de plaisir! Voilà donc une chance qui m'a été offerte de refaire une partie de Guerriers des Etoiles, bon vieux titre des Jeux Descartes (originellement de West End Games) sorti en 1989.

Nous avons jouer à quatre joueurs, deux rebelles et deux représentants de l'Empire. Les règles, très écrites, sans être parfaites et ne pas poser quelques interrogations, permettent une explication finalement plutôt simples, malgré le nombre de pages qui pourrait en rebuter quelques uns, surtout lorsqu'il s'agit de "seulement" jouer à une bataille spatiale. Mes trois comparses néophytes ont vite pu prendre en main leurs vaisseaux et comprendre que le jeu est, en plus de simuler les combats sur la carte, basé sur la prise de risques.


C'est parti! On peut voir les fiches des vaisseaux avec les marqueurs d'action bleus.
Car le système de Guerriers des Etoiles est bien basé sur la prise de risques: les joueurs indiquent les actions que va faire chaque appareil, actions qui ont chacune un niveau de risque que l'on additionne. Le total de ces risques doit être dépassé par un jet de dés de pilotage. En cas de loupé c'est la sanction avec une batterie d'incidents possibles qui vont impacter le pilotage ou le tir, tout de suite ou pour le tour suivant. Les joueurs alternent ensuite les déplacements et les tirs de leurs vaisseaux.

Joli face à face entre ces deux Ailes-X et ces trois chasseurs TIE.
La jolie proie que voilà! Ca va être très dur pour le Aile-Y de la formation rebelle!
Très bientôt les deux escarmouches vont se rejoindre et créer un très beau "dogfight".
Il ne suffit pas de jeter 7 dés pour forcément réussir son jet de compétence! Ça sent les incidents!
Un dernier petit tour et la fin des rebelles est proche. Une belle victoire de l'Empire!
Un vrai bonheur que de retrouver ce jeu! Le système est finalement toujours aussi original, malgré le temps passé et le nombre de jeux sortis depuis sur ce sujet. J'aimerais le voir adapté à d'autres thèmes, combats aériens second guerre mondiale par exemple. Bien plus lourd que les jeux avec figurines qui cartonne en ce moment, je trouve les sensations et l'envie d'en découdre bien supérieures! J'ai d'ailleurs senti comme un certain intérêt de la part des autres membres du club présents, gageons donc que j'aurai la chance de pouvoir y retourner de nouveau!

Arnaud