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jeudi 2 mars 2017

L'après Kawanakajima, l'ouverture de boite de Tenkatoitsu


Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ouvre aujourd'hui ma boite de Tenkatoitsu, suite attendue au Kawanakajima 1561 sorti voilà 8 ans (gasp!!).

Déjà il faut savoir que je trouve le système de ce jeu tout aussi passionnant qu'immersif. Je ne pourrai pas tant que ça expliquer pourquoi mais la finesse du système d'activation alliée à la brutalité des combats m'a toujours séduit (je parle bien de Kawanakajima, je n'ai bien entendu pas eu le temps de jouer à ce nouvel opus).

Si on le compare à ce que peux être le Samurai (ou Ran) de GMT, je lui trouve plus de saveur. On a bien plus l'impression de diriger des armées très particulières, au code du combat tout à fait nippon, là où, malgré de nombreuses adaptations de règles, je trouve les jeux de GMT plus une transposition du système antique (GBoH) à des batailles qui ne le sont plus.

Premier constat à l'ouverture de la boite: je retrouve tout de suite ce qui m'avait plus avec Kawanakajima, et même plus. Plus déjà car on a cette fois-ci le droit à une boite (magnifique je trouve) et non plus une pochette. 

Commençons le tour du contenu par les pions. On retrouve la charte graphique de Kawanakajima. Par contre la qualité des pions a encore été augmentée: épais et surtout aux coins arrondis du plus bel effet (2 heures de clippage de gagner, merci bien!). On retrouve deux planches de pions d'unités et deux autres de marqueurs et de pions de chefs.

Tous les pions
Je vais être franc: je les trouve magnifiques, c'est tout.
Côté endommagé, couleurs inversées et blessures, un très bel effet

La suite logique: les cartes. Au nombre de deux dont une recto-verso pour les batailles de Yamazaki et Nagakute; celle de Sekigahara étant seulement recto. Là encore le rendu est superbe, si ce n'est il est vrai, le rendu hyper sombre de la forêt de la carte de Sekigahra où l'on ne voit même plus les hexagones.





Gros plan sur la zone sombre. Le flash aide un peu mais c'est vraiment très sombre. La vraie question est: ira-t-on jusque là combattre et est-ce réellement gênant?
Viennent ensuite la littérature et autres aides de jeu. Là aussi le rendu est soigné. A déploré vraiment pour moi l'absence d'une deuxième aide de jeu. Connaissant le système, on se réfère énormément à la table de combat et une chacun n'est pas du tout un luxe (photocopie à venir).

L'aide de jeu en un seul exemplaire qui est, qui plus est, recto-verso
Les diverses aides de jeu pour suivre tous les paramètres pendant les parties. Également un focus sur le château de la bataille de Yamazaki, à assiéger.
Les quartiers généraux de clans
Un livret de règles dont j'apprécie vraiment la présentation: texte de règles sur une colonne et exemples et précisions en marges larges. Très plaisant à lire et, ce qui ne gâche rien, en français dans le texte!
Et pour en profiter pleinement, le dos de la boite, soigné comme tout le reste!
Voilà donc pour ce petit tour dans les entrailles de ce Tenkatoitsu. J'espère pouvoir y jouer et retrouver ce système que j'apprécie vraiment beaucoup. Pour les batailles nous verrons après les parties mais côté matériel c'est pour ainsi dire un sans faute.

Bravo à l'équipe de créateur, développeurs, testeurs pour cette nouvelle création et à Hexasim pour cette très belle édition.

Arnaud

dimanche 12 juillet 2015

Napoléon et moi


Napoléon et moi... Et bien ça n'a jamais vraiment accroché. Je ne sais pas pourquoi, mais la période n'arrive pas à ma captiver, ni l'art de la guerre de l'époque, pourtant riches tous les deux. La donne pourrait-elle changer, en cette année du bicentenaire de Waterloo?

Déjà une superbe découverte a permis de me pencher sur la chose, par la petite porte ludique (entendons par là pas par un wargame): le jeu W1815 des Finlandais d'U&P Game. Difficile d'évoquer tout le bien que je pense de ce titre: un format transportable à souhait, une mise en place de quelques secondes, environ 3 minutes d'explication de règles, des parties très courtes mais qui en appellent à chaque fois d'autres et un rapport ludicité/historicité exemplaire. Pas que les résultats soient particulièrement historiques mais surtout nous avons là un système qui parle tout autant qu'un petit livre sur cette bataille.
Comment faire un jeu de dés avec un fort potentiel didactique historique? Et bien je pense qu'il y a là une recette vraiment aboutie!

Petite partie en cours...
Après cet apéro, on peut avoir envie d'aller un peu plus loin. Là intervient la convention BreizhKrieg II de ce début de mois et une partie de Fallen Eagles d'Hexasim par deux comparses:


Déjà ce qui interpelle c'est la qualité du matériel: une carte aux hexagones surdimensionnés par rapport aux pions (très bon pour mes gros doigts ça!), des graphismes très immersifs et des pions réussis. Les deux joueurs ont eu l'air convaincus par leur petit scénario d'initiation et pour ma part je découvre en ce moment les règles téléchargées sur le site de l'éditeur. Il est clair que voilà un jeu que je veux essayer (au moins!).

En plus de ces jeux, au détour d'une conversation le samedi de la BZK autour d'Alessandro Barbero, j'évoquais ne pas avoir lu son ouvrage sur Waterloo, puisque pas plus intéressé que ça par le sujet, bien qu'ayant adoré celui sur Andrinople, Le jour des Barbares. Voilà que le lendemain l'ami Rodolphe me remet son exemplaire. J'en suis depuis à une centaine de pages et avouons-le, c'est passionnant!

Alors 2015, l'année de la révélation napoléonienne? L'avenir dira si l'intérêt prendra et perdurera, mais j'avoue profiter pleinement de cet anniversaire pour m'y plonger doucement. Étrange finalement qu'il ait fallu attendre LA défaite de Napoléon pour s'y intéresser!

Arnaud

lundi 5 janvier 2015

Les envies belliludiques de 2015


Une nouvelle année de jeux et de parties. Quand on dit souhaiter ça il faut avouer qu'on ne dit pas grand chose! Alors quels sont les jeux dans le viseur? Tour d'horizon des sorties suivies pour l'année à venir.

En tout premier beaucoup d'espoirs dans cette adaptation du Combat Commander de GMT Games à la Première Guerre Mondiale qui sortira chez nos Français d'Hexasim. Beaucoup de curiosité aussi puisque je me demande vraiment ce que peut donner un système tactique adapté à ce conflit. Il permettra peut-être aussi de rappeler que la Grande Guerre fut aussi une guerre de mouvement en de très nombreuses occasions.
Le matériel de jeu ressemble beaucoup à celui de son grand frère, cartes et pions, sauf l'excellente nouvelle: des cartes qui semble-t-il vont être absolument magnifiques: autant dire une énorme différence avec celles de GMT, comme d'habitude fonctionnelles... mais pas belles.





A noter l'ajout de cartes "stratégiques", nous verrons bien leur utilisation.

En tout cas le jeu est déjà acheté me concernant!


Deuxième vraie attente (mais je doute que ce soit pour 2015, malheureusement), Time of Crisis chez GMT Games, toujours en P500 et tristement seulement à 335 précos. A la limite du jeu de plateau et du wargame je pense vraiment que ce jeu sera un bon équilibre historicité/ludicité, comme je les aime. Le blog Inside GMT propose déjà deux entrées sur le design de ce jeu, à lire ici.

Finalement je me dis qu'à la limite ce jeu pourrait très bien sortir chez un autre éditeur, plus plateau (et on aurait du coup peut-être un matériel à la hauteur des standards plateau).


 Restons chez GMT Games avec ce U.S. Civil War de Mark Simonitch. L'ensemble de la guerre civile américaine sera donc couverte par ce "nouveau" jeu. "Nouveau" car Simonitch lui-même annonce qu'il sera complètement influencé par For The People de Mark Herman et The Civil War de Eric Lee Smith. Comme en plus GMT va encore recycler les graphismes de ses anciens jeux, une carte fonctionnelle... c'est du Simonitch, et le pions carrément repris de For The People, j'avoue que ça calme l'envie de s'enflammer pour ce titre. Reste que jusqu'à maintenant Simonitch a su prouver que ses systèmes fonctionnent très bien et font souvent de très bons jeux. Une envie en demi-teinte donc mais un jeu que je vais forcément suivre, même si je ne vais pas me jeter dessus comme pour les deux premiers, histoire, également, de laisser les autres effacer les affres habituelles de problèmes de règles en attendant une probable v2 des règles (même si Simonitch est clairement l'un des auteurs de jeu les plus sérieux de l'écurie sur ce point).



Une grosse curiosité sur ce jeu à venir chez Legion Wargames: Maori Wars, New Zealand 1845-1872. Le thème est totalement original et dépaysant. J'avoue ne pas connaitre grand chose de ce conflit de l'autre bout du monde, ce qui dans ce cas,  me donner un argument supplémentaire pour m'y intéresser.
Et puis des guerriers tatoués contre des Britanniques... comment résister?




 


Déjà sortis mais j'aimerais bien pouvoir tâter de ces jeux de la série War Stories.
Du block games qui n'en est pas (les pions sont juste remplacés par des blocs). Le système a l'air sympathique, j'avoue être tenté.
Reste que le prix est prohibitif, surtout pour un jeu que je n'ai pas encore pu essayer.





Ça commence à faire une longue attente depuis son annonce mais je continue à garder un œil sur ce Bloody Crossroads prévu chez Academy Games. Trois boites pour rejouer la bataille de Gettysburg, avec le système de scénarii appelé firefights dans la série Conflict of Heroes avec qui ce jeu devrait avoir d'autres points communs.
Aux dernières nouvelles (qui ont 6 mois tout de même), la conception du jeu suivrait bien son petit chemin.
Espérons maintenant voir sa sortie sous peu.


Je peux ajouter à ces nouveautés à venir quelques rééditions que j'attends pour certains avec tout autant d'enthousiasme. Commençons, comme tous les ans depuis 4 ans..., par Pax Romana chez GMT Games. Rien que pour le plaisir je remets le nouveau design des cartes que je trouve excellent! Dommage, à bien relire la description du matériel de la réédition, seules les cartes sont remaniées. Dommage, GMT aurait (enfin) pu briller en refaisant couverture, carte et pions au même niveau graphique!

Autre forte attente, la réédition de A Victory Lost annoncée par MMP et à moindre mesure leur Warriors of God. J'aurai aussi un œil sur les deux prochains jeux de la série COIN, le premier sur la guerre des Gaules, l'autre sur la guerre d'indépendance américaine qui pourraient être mes premières tentatives sur cette série qui pour le moment ne m'excite pas du tout.

En route donc pour 2015!

Arnaud

lundi 22 septembre 2014

Great War Commander: ça tease!


Et oui ça tease à mort chez Hexasim pour la future sortie de Great War Commander, la très attendue adaptation de Combat Commander de GMT Games à la Première Guerre Mondiale.
On n'en apprend pas beaucoup sur le jeu... mais en même temps c'est bien le principe d'un teaser!
Personnellement je trépigne d'en voir plus, d'en savoir plus et d'essayer ce jeu. Sera-t-il aussi réussi que son grand frère Seconde Guerre Mondiale? L'avenir le dira:


lundi 28 janvier 2013

Les règles de Napoleon against Europe en ligne


Ceux qui n'en peuvent plus d'attendre la sortie de ce jeu prometteur peuvent désormais se consoler avec les règles du jeu qu'Hexasim, en bon éditeur qui pense à ceux qui s'en rongent les doigts (bah oui depuis le temps ils n'ont plus d'ongles!) vient de publier sur son site.

Vous pouvez télécharger le pdf directement en cliquant sur l'image là à gauche ou en vous rendant sur le site d'Hexasim (comme ça vous pourrez en profiter pour précommander, ça ne devrait plus durer!)
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mercredi 19 octobre 2011

Liberty Roads: opération Roundhammer annoncée!


Ca y est la voilà, la tant attendue extension pour Liberty Roads, le gros hit de l'éditeur français Hexasim! Annoncée pour novembre en même temps qu'une réimpression de la boîte de base, ce supplément sera vendu en format pochette et contiendra 128 nouveaux pions avec les règles et les aides de jeu pour jouer avec. Pour une grosse dizaine d'euros, on va pouvoir simuler un "what if" assez excitant puisque nous verrons les Alliés débarquer en France dès septembre 1943.


Le site de l'éditeur vous en dit plus et ça se passe ICI

Arnaud

lundi 13 juin 2011

Spartacus Imperator: Rome a la parole


Afin de multiplier les points de vue suite à notre partie, je laisse la parole à Ludo qui nous livre ici ses impressions de Romain avisé!
Arnaud
La carte (pour Spartacus) est très agréable (personnellement je suis de ceux qui apprécient le style marbré, normal car j'aime aussi le gâteau du même nom ...), un seul petit bémol c'est le peu de distance, en nombre de provinces, entre le mont Vésuve et Massilia, qui est l'une des conditions de victoire pour Spartacus.

D'ailleurs on pourrait dire : LA condition de victoire à viser par le joueur rebelle dès le début (à condition que le joueur romain joue la prudence et l'économie des forces, ce que j'ai fait dès le début et ce qui a permis à l'armée commandée par Spartacus d'atteindre sans trop de problème le nombre d'unités requis pour atteindre Marseille).

Pour le joueur romain, dès le début à mon avis il faut taper comme un sourd sur l'armée du leader servile et ne pas se contenter de ses lieutenants (Crixos, Oenamos,...). d'autant que l'attitude prudente confine le joueur romain à rester dans Rome la première année en laissant s'écouler les saisons sans rien faire (ce qui nuit un peu à l'intérêt du jeu).

Sur la partie en elle même :

Partie très agréable avec pas mal de rebondissements et des chances de l'emporter qui passent d'un camp à l'autre parfois suite à une seule bataille (ce qui rend le jeu très excitant).

Le module tactique est à mon avis une réussite et apporte une réelle épaisseur au jeu (la chance aux dés est aussi un point crucial, mais c'est le cas dans tout jeu), ça m'a donné envie de me plonger dans les guerres daciques qui utilise le système d'origine (malheureusement, la laideur de la carte ..., mais bon peut être un jour en verrons nous une autre ? )

Le choix de la carte tactique est déterminant car il donne un jackpot énorme au vainqueur : rien de moins que la destruction totale de l'armée adverse !
Il faut donc choisir sa carte avec beaucoup de doigté.

J'aime bien l'idée de pouvoir relancer le dé ou de faire relancer le dé à l'adversaire avec des dés bonus

Voilà, en conclusion, même si je n'ai fait à ce jour qu'une seule partie, j'ai trouvé le jeu très plaisant, fluide et relativement rapide à jouer une fois les principaux mécanismes acquis.

Quelques photos (mais pas trop, faute de batterie...):

Voici la carte, sobre et élégante, et ... et la tenture rouge. Très important la tenture rouge

  
Le sieur Glaber décide d'aller chasser de l'esclave dans les montagnes
Craignant un malentenud (aujourd'hui on se méfie du petit personnel) notre Glaber préféré décide de revoir son latium adoré. Certaines mauvaises langues auraient parlé de retraite, nous préférerons le terme de repli stratégico-tactique.
Là je ne sais plus. Pourquoi Glaber décide t il subitement de retourner dans la montagne ? Mystère ...
 
 Première perte servile!



Ludo


vendredi 10 juin 2011

Spartacus Imperator: la première partie!


Nous y voilà donc: première partie de Spartacus Imperator hier soir avec le gars Ludo qui m'a fait l'immense plaisir de me rendre visite afin de prendre le contrôle des armées romaines.

Le lieu des combats, avant les effusions de sang:

Tout est prêt pour une bonne partie: on remarque Spartacus et ses gladiateurs sur le Mont Vésuve qui attendent de prendre Glaber par surprise, ce qui sera fait sans problème, envoyant le Romain encore tout retourné se planquer dans le Latium et finalement à Rome, pendant que Spartacus recrute à tour de bras.

 
Eté -73: Face à l'arrivé de Cossinius et Varinus, Spartacus divise ses forces et les réparti entre Crixus et Oenomanus, se qui permet aux foules d'esclaves de multiplier les actions pour cette saison.

Varinus, frais et fougueux, vient s'en prendre à Crixus: le combat sera sans grandes conséquences, les ennemis se jaugent...

Automne -73: les esclaves se massent dans les régions méridionales, attendant fermement les assauts romains.

Tout au long de l'Automne, les armées constituées à la hâte par Rome viennent tenter l'impossible, les combats font rage...

... amenant même à l'anéantissement total de l'armée de Cossinius par les esclaves menés au combat par Oenomanus! La colère de Rome va être terrible!

Pour cela les premières légions sont enfin envoyées contre les armées d'esclaves, Rome ayant enfin pris la mesure de la menace! Un peu tard tout de même car, soutenu par ses généraux, Spartacus a pu se faufiler jusqu'en Ligurie en ce début de l'année -72, prêt à investir Massilia! Rien n'est encore fait car avec ses deux armées, le Romain peut encore faire la différence.

Et là c'est le drame! Profitant d'une armée mal commandée sur le champ de bataille, l'attaque frontale des esclaves viendra écraser l'attaque générale romaine! Ce début d'année -72 verra donc la destruction de l'armée de Publicola, qui tombera lui aussi au combat (on remarquera l'incroyable génie tactique (enfin les 2 jets de dés limite honteux) des unités en première ligne qui infligeront à elles seules 4 pas de pertes!)

Allé op toi le Romain, va enterrer tes morts, et va jouer avec tes croix ailleurs :)

Bon, finalement Rome se vengera et Lentullus viendra justement mettre en croix le vainqueur de Publicola, triste fin, mais quel héros!

Soulagé par ses vaillants généraux qui ont su ralentir et malmener les troupes romaines, Spartacus recrute tant qu'il le peut afin de soutenir un assaut final inévitable.

Ce que ne manquera pas de faire le Romain...

Le combat est clairement déséquilibré et la légion romaine se fait écraser par le nombre des esclaves, galvanisés par une heureuse issue toute proche.

Ce qui, dès la fin du printemps -72, permet à Spartacus de prendre Massilia et ainsi remplir les conditions de victoire (8 unités prêtes au combat avec Spartacus dans Massilia à la fin d'une saison de -72)

Gloire aux esclaves, gloire à Spartacus!!

Voilà pour ce petit compte-rendu. Alors que penser de cette première partie?
Tout d'abord: l'explication des règles aura pris 30 minutes, Ludovic n'ayant pas ouvert le livret de règles. C'est rapide et c'est bien.
Les premiers tours de jeu sont il est vrai très scriptés, tout est fait pour coller aux évènements historiques, le pauvre Glaber n'a aucune chance et les esclaves doivent en profiter. Le jeu s'ouvre dès l'été -73 et l'arrivée des premiers renforts et va en s'intensifiant tout au long des tours. 

Vu de loin, le jeu peut paraitre à priori trop simple mais ne nous y trompons pas: les choix stratégiques sont tous importants (pour les deux camps), jouer ou non des stratagèmes et au bon moment est capital et (peut-être la meilleure surprise) les combats tactiques sont réellement excitants. Il y a de vrais choix tactique à faire pour ses batailles, du choix de la tactikos à l'attribution des pertes, en passant par les relances de dés. On a vraiment adoré l'implication laissée aux joueurs au niveau tactique, sans jamais s'en ennuyer.

Les options de victoire pour Spartacus sont nombreuses: ravage de l'Italie, prise de Massilia, évasion grâce à la flotte de pirates, garder Spartacus en vie. Nombreuses mais toutes difficiles à atteindre, obligeant le joueur esclave à choisir une option et si besoin en changer, l'obligeant à reconsidérer complètement sa stratégie sur le sol italien. Le jeu est donc très riche, et ce premier scénario rejouable à l'envie!

Conclusion: on a aimé les choix stratégiques multiples et l'excitation et la tension des batailles au niveau tactique. Pas si facile à prendre en main, l'erreur du Romain de ne pas verrouiller le Nord de l'Italie lui a été fatale, preuve que le jeu se joue sur le fil du rasoir, tout en tension.

Grosse satisfaction pour moi que ce Spartacus Imperator: facile à prendre en main, très complet, tendu et fun. Je lui souhaite sincèrement le succès qu'il mérite!

Une grosse envie maintenant: refaire ce scénario et attaquer les autres, en espérant confirmer tout le bien que je pense de ce jeu.

Arnaud