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samedi 6 mai 2017

Les wargames en Kickstarter - mai 2017


Nul ne peut ignorer aujourd'hui le phénomène du financement participatif, y compris, même si c'est beaucoup plus nouveau, pour les wargames et autres jeux d'histoire. Les éditeurs de wargames conventionnels sont en passe de tous franchir ce pas à un moment à un autre. 
Je vous propose donc dans cet article de faire le tour de la planète Kickstarter pour voir ce qui s'y passe côté wargame/jeu d'histoire. Bien entendu le contenu sera assez rapidement obsolète, d'autant que certaines campagnes abordées se terminent dans les prochaines heures. Je vais d'ailleurs en profiter par commencer par celles se terminant les premières. 
Prêt? Go! (Vous trouverez les liens vers les pages des campagnes en cliquant sur les images)

https://www.kickstarter.com/projects/columbiagames/combat-infantry-world-war-2-tactical-block-game?ref=profile_starredOn commence justement avec un éditeur bien établi qui finance là son 5e jeu en KS: Columbia Games, avec ce jeu qui se veut le premier de leur nouvelle série de combat tactique Seconde Guerre Mondiale: Combat Infantry. Pas un énorme succès même si c'est financé. Il reste une petite quarantaine d'heures pour essayer d'atteindre un deuxième stretch goal qui débloquera 10 nouveaux blocs. Je passe, j'ai déjà (beaucoup) trop de jeux à cette échelle sur ce thème et je ne suis pas complètement emballé par un traitement à blocs.
Pledge: $69 + $20 de frais de port (environ 81€)

https://www.kickstarter.com/projects/1456271622/enemies-of-rome?ref=profile_starredGrands habitués des Kickstarter, Worthington Games propose Enemies of Rome, un risk-like antique. La carte parait très belle et le matériel de qualité. Reste un prix comme souvent très élevé, surtout pour ce qui n'est finalement annoncé que comme un Risk-like. Moins de 200 contributeurs pour ce jeu, il ne reste que 60h, autant dire que la barre des stretch goals était trop haute. Un thème sympa, une mécanique qui ne m'emballe pas, un prix trop élevé.
Pledge: $65 + $25 de frais de port (environ 82€)


https://www.kickstarter.com/projects/phalanxgames/hannibal-and-hamilcar?ref=profile_starredTroisième édition donc pour cet immense classique de Mark Simonitch! La campagne a démarré sur les chapeaux de roues et n'a pas vraiment connu de ventre mou depuis. Plus de 2350 contributeurs à ce jour (et il en reste 6 avant la fin) ont fait confiance à Phalanx pour cette nouvelle édition. Il ne s'agit pas comme pour la 2e édition d'un simple toilettage puisque les nouveautés s'accumulent: la très attendue extension Hamilcar fera partie de la boite grâce à un plateau de jeu recto-verso, des tas de nouveaux généraux ont été ajouté, chacun représenté par une figurine, des scenarii seront proposés afin de diminuer le temps de jeu si l'on ne veut pas faire une partie complète. A noter que vous pouvez contribuer pour avoir la version française du jeu, distribuée par Asyncron. Le jeu dont j'attendais la campagne. Toujours beaucoup de prudence sur ce genre d'opération qui pourrait décevoir le fan que je suis. Une déception quant à la décision d'inclure de base des figurines alors que les stands proposés (chers...) sont beaucoup plus à mon gout. A croire qu'aujourd'hui on est forcé d'acheter du plastique dans ses jeux...
Pledge: 65£ + 12€ de frais de port pour la VF (possibilité de retrait à Essen 2017) (environ 89€)

https://www.kickstarter.com/projects/872903567/seconds-to-midnight?ref=profile_starredNon il ne s'agit pas d'un DVD pirate d'Iron Maiden mais bien d'un jeu de cartes sur fond de guerre froide. Rien de bien transcendant si ce n'est un thème historique qui change toujours des sempiternels elfes et aliens. Je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt dans ce qu'on peut voir du gameplay.
Pledge: $13 + $15 de frais de port (environ 26€)

https://www.kickstarter.com/projects/compassgames/commands-and-colors-tricorne-the-american-revoluti?ref=profile_starredLà on replonge dans le très connu: à la fois l'éditeur Compas Games et le système de ce Commands & Colors: Tricorne - The American Revolution. On retrouve donc le célèbre et archi décliné système de Richard Borg, cette fois à la sauce révolution américaine. Bien que toujours aussi simples, les graphismes sont soignés et à n'en pas douter l'édition sera de qualité. Les 200 contributeurs ont permis de débloquer 2 nouveaux scenarii pour un total de 14. Allez savoir pourquoi, je trouve toujours qu'une nouvelle adaptation de ce système est une bonne nouvelle. Pas assez cependant pour me permettre les $127 de la boite!!!
Pledge: $80 + $47 de frais de port (environ 116€... 100€ en prenant 2 boites)

https://www.kickstarter.com/projects/jonfl1/panzer-attack-war-in-russia?ref=profile_starredDe nouveau un jeu de cartes, de nouveau Seconde Guerre Mondiale, ce Panzer Attack: War in Russia propose ce qui semble être un jeu plutôt simple et classique de poses de cartes avec combats. Le jeu a l'air complet avec ses unités, leaders, terrains et cartes d'actions. Graphiquement bien qu'historique le jeu reste un poil austère. 
Pledge: $20 + $24 de frais de port (environ 40€)

https://www.kickstarter.com/projects/2038926808/heroes-of-the-great-war-limanowa-1914-0?ref=profile_createdHeroes of the Great War: Limanowa 1914 par Gladiator Games. Un reboot après une première campagne annulée le mois dernier. Du très beau matériel avec moult figurines, cartes et pions pour un jeu au thème original. Plusieurs modes sont proposés: compétitif, solo, coopératif avec deux niveaux de difficulté et de règles. Ça a l'air plutôt original mais je ne suis pas convaincu par ce type de jeu qui parait un peu se chercher... et puis toujours ce prix!
Pledge: 70£ + 14£¨de frais de port (environ 100€)

https://www.kickstarter.com/projects/1408460255/armageddon-war-armored-combat-in-the-end-war?ref=profile_starredEt (encore) un nouveau Flying Pig Games! Depuis que Mark H. Walker a quitté Lock'n Load pour FPG, les campagnes KS s'enchainent! Voici donc Armageddon War: Armored Combat in the End War (ouf!). Du combat tactique un poil futuriste (nous sommes en 2028, confronté à une guerre totale au proche orient) qui rappelle les précédents titres de l'éditeur comme Old School Tactical. Pas de doute que la qualité sera au rendez-vous et il s'agit sans doute ici d'un jeu digne d'intérêt. Je dois déjà jouer à OST Volume I et le thème ne m'attire pas, même s'il est original.
Pledge: $75 + $25 de frais de port (environ 91€)

N'oubliez pas que vous pouvez suivre ce type de nouveautés sur la page Facebook de Dimicatio où j'essaie de partager autant que possible les campagnes Kickstarter.

Arnaud

samedi 30 janvier 2016

Du sang neuf


Célèbres pour leurs publications militaires, les britanniques d’Opsrey Publishing continuent dans l’édition ludique avec d'un coup deux jeux de plateau à thèmes historiques: The King Is Dead (paraît-il rethématisation chez le roi Arthur du Köning Von Siam des Allemands de Histogame) et They Come Unseen, jeu de chasse aux sous-marins. Pas que le premier me désintéresse totalement mais c'est bien ce deuxième titre que j'ai ajouté à la ludothèque.
C'est donc une grosse boîte remplie de beaucoup de vide qui attend les joueurs et un matériel pas forcément au canon ludique actuel (des pions notamment fort peu épais qui risquent de ne pas faciliter la manipulation). Après une première lecture des règles et de la copieuse FAQ, je reste assez dubitatif et je ne ressens pas le jeu (comme ça peut arriver avec d'autres, où la lecture des règles promet du bon), les règles paraissant assez anecdotiques. A confirmer ou pas après les premières parties, puisque le principe du chat et de la souris avec ses deux plateaux dont un en aveugle laisse quand même l'idée qu'on risque de bien s'y amuser.

Quelque peu déçu par For The People (oui, les fans, je sais, ne criez pas !) qui est pour ma part à la fois trop lourd voire indigeste et trop dur à maîtriser, je reste à la recherche d'un stratégique couvrant ce conflit passionnant qu'est la guerre civile américaine. Bien que le U.S. Civil War de Mark Simonitch vienne de sortir (mais sera-t-il plus à mon goût que For The People ?), c'est bien The Price Of Freedom : The American Civil War 1861-1865 (ouf!) de Compass Game que je vais tenter d'apprivoiser. J'ai pu lire autant de bien que de mal sur ce jeu par la communauté, je vais donc tenter de me faire ma propre opinion sur ce coup là. C'est aussi ça l'intérêt des soldes, enfin craquer sur un jeu dans le viseur de longue date sans trop de remord!

Les soldes c'est aussi parfois trouver un jeu que l'on aime beaucoup mais qu'on n'avait pas encore trouver à un prix décent. C'est le cas avec Julius Caesar de Columbia Games. Vraiment mon Columbia préféré jusqu'ici. J'ai pu en parler ici déjà plusieurs fois je ne vais donc pas m'étaler sur le sujet mais je suis vraiment ravi d'avoir fait entrer ce jeu dans ma ludothèque !

Un petit jeu qui a l'air tout à fait malin et rapide, 2 de Mayo tient autant du jeu de plateau quasi abstrait que du jeu historique. Jeu de placement dans le Madrid de 1808, on verra qui de l'occupant français ou de l'insurgé espagnol s'en sortira le mieux. Même indépendamment des sensations et du résultat historique, la mécanique a l'air tout à fait digne d'intérêt.

Allé op on sort totalement des jeux historiques mais on retrouve pour le coup des hexagones avec là aussi un jeu que j'ai dans le radar depuis un moment : Dragon Rage de Lewis Pulsipher, dans sa version de 2010 chez Flatlined Games. Des dragons, une ville médiévale, des magiciens, de quoi faire rêver le vieux joueur de Donjon & Dragons qui sommeille, quelque part, toujours au fond de moi. Des critiques allaient à sa complexité et son niveau de détail «pour si peu» : les règles ont en effet l'air plutôt touffues et nombreuses. On verra bien si cela s'intègre bien dans le jeu pour garder le plaisir coupable que le jeu se doit de délivrer!

Voilà donc quelques entrées qui apportent leur lot de nouveautés. A noter que depuis le mois dernier et ma découverte de Churchill, le jeu a lui aussi rejoint mes étagères, et il ne compte pas les quitter (enfin si, pour gagner la table de jeu) ! Dans un rayon pas wargame du tout, j'attends également d'ici incessamment sous peu les deux dernières extensions pour le jeu coopératif, lui aussi medfan, Darkest Night de Victory Point Games.

Arnaud

lundi 7 mai 2012

Son nom est Spartacus (CG)


Spartacus est un wargame de Compass Games à l’échelle stratégique traitant d’une période tumultueuse (80-71 av. JC.) de la République romaine, qui doit faire face à plusieurs rebellions : Sertorius, Mithridate et Spartacus.

Le jeu est un card-driven se jouant en dix tours. En janvier dernier, j’avais débuté la rédaction de deux comptes rendus simultanés que vous pouvez trouver ici et ici.
A l’heure actuelle, les parties sont terminées. Le résultat : deux écrasantes victoires du joueur Sertorien. Alors u final, que penser de ce Spartacus ? Voici quelques pistes de réflexion :
1. Dans l’ensemble, le système a fait ses preuves, même si on peut le critiquer sur certains points. A cet égard, je pense notamment à la résolution des combats qui, à coup de 3d6, impliquent une grande dose d’aléatoire. Le système est comparable à celui de Sword of Rome (GMT) que je n'apprécie pas beaucoup à cause d'un manque de subtilité certain. Au chapitre des regrets, on notera encore que le livret de règles est (trop) largement amendé.
2. L’équilibre du jeu est une question insoluble. La République a-t-elle une chance ? Après des mois de réflexions sur ce jeu est de nombreuses parties, je dirais que je n’en sais toujours rien (et ça m’inquiète). Si l’on joue les scénarios proposés, alors la réponse est clairement oui. Au niveau de la campagne, ça se corse. Le sujet est brûlant, la faute à une échelle de crise dont il est difficile de mesurer l’impact. En effet, cela ne signifie pas grand-chose pour le Républicain, par exemple, de savoir que son score de crise est de 4 vers l’anarchie au début du tour 7. Dès lors que son niveau peut descendre rapidement (par le biais de possessions sertoriennes, de combats ou de cartes événement), il y a une grosse abstraction à ce niveau-là. D’ailleurs, l’on sent à ce sujet un malaise  chez l’auteur du jeu lui-même qui propose des amendements pour réguler la variation de cette échelle. Bref, les conditions de victoire laissent à désirer et cette échelle d’anarchie est un indicateur douteux. Selon moi, il aurait mieux valu imposer des objectifs à atteindre pour le Républicain (en terme de possessions selon un échéancier aléatoire par exemple).
3. Pour un card-driven, j’ai trouvé le jeu de certains événements conditionnés à trop de restrictions. Exemple : mort de Pompée qui ne se joue que lorsque Pompée meurt (sans blague), ce qui implique d’avoir Pompée en jeu, lequel n’arrive que si Lepidus est présent côté Sertorien, et que celui-là meurt (sans blague toujours), c’est-à-dire en faisant un double 6 ou 1 lors d’un combat suivi d’un 1. De plus, je m’interroge sur la pertinence d’autres événements, notamment ceux qui impliquent Peperna (en gros, on vous dit d’enlever des troupes pour un jour éventuellement les faire réapparaître).
De manière générale, j’ai l’impression d’être passé à côté d’un chef-d’œuvre. Après avoir passé de bons moments à y jouer, je me dis qu’il manquait peu à Spartacus pour figurer au panthéon des grands jeux. Cela étant dit, j’y reviendrai volontiers car le jeu demeure plaisant et la situation est intéressante. Surtout, je suis désireux de trouver la solution permettant à la République un avenir plus honorable. SPQR.
Justin

Résumé subjectif :
Les + : thème, situation stratégique générale, envie d'y rejouer
Les - : « grosse » errata, incertitude sur les conditions de victoire, certains events conditionnés
Note BGG : 7.5


lundi 23 janvier 2012

De Sertorius à Spartacus (CR, part. 2)


Suite du compte rendu débuté ici. N'oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir.

TOUR 3
Partie A [Domi/ Républicain vs Justin/ Sertorien]
En tant que Sertorien, je bénéficie d'une excellente main (image ci-dessous).
Dans un premier temps, Hirtuleius et Sertorius achèvent le siège de New Carthage. Ensuite, j'envoie Hirtuleius au centre de l'Espagne pour faire face aux troupes républicaines et tenter de contrôler Western Celtiberia. Il va se casser les dents sur de solides romains à la suite d'un combat pourtant apparemment équilibré. Quant à Sertorius, je le fais monter en Gaule. Malgré une main relativement faible, mon adversaire limite fortement la casse. A la fin du tour 3, stabilité de +27 (ci-dessous, situation après le jeu de toutes les cartes, avant la phase administrative).
  
Partie B [Justin/ Républicain vs Domi/ Sertorien]
En tant que Républicain, ce tour est assez tranquille. Les troupes romaines sont solidement établies à Gades qui pourra me servir de point d'ancrage pour un retour en force en terre espagnole. Certes, Hirtuleius et Sertorius s'approchent de la Gaule. Ils ne sont cependant pas encore suffisamment menaçants et mon adversaire devra également défendre en Espagne. A la fin du tour 3, stabilité de +18 (ci-dessous, situation après le jeu de toutes les cartes, avant la phase administrative).

Puis arrive l'interphase durant laquelle j'ai le malheur de piocher Lepidus le Félon. Et là, les choses vont se compliquer sérieusement : Lepidus et Brutus disposent à eux deux de 32 points de légions en Etrurie (ci-dessous, arrivée de Lepidus). Bonjour les ennuis.

TOUR 4
Partie A [Domi/ Républicain vs Justin/ Sertorien]
En tant que Sertorien, la position de mes troupes en Gaule inquiète Rome qui envoie en réaction une importante armée à l'encontre de Sertorius. Pendant ce temps je garde l'initiative au centre de l'Espagne où Hirtuleius, qui a reformé une armée, harcèle le proconsul Vatia (ci-dessous, aperçu des zones de rencontre entre les armées).

Au coeur de la bataille, Hirtuleius meurt. A la fin du tour, Rome parvient à maintenir sa force au centre de l'Espagne mais doit toujours faire face à la présence de Sertorius à Narbo ainsi que d'un déficit en troupes fraîches (ci-dessous, situation après le jeu de toutes les cartes, avant la phase administrative). Au niveau de la stabilité, Rome se maintient bien avec plus de 20.

Partie B [Justin/ Républicain vs Domi/ Sertorien]
En tant que Républicain, je n'ai d'autre choix, devant la menace, que de faire intervenir Pompée et de l'envoyer contrer Lepidus (ci-dessous).

Lors d'une bataille près d'Arretium, il trouve la mort (double 1, suivi d'un 1); Pompée ne sera jamais Grand. Il faut venger cet affront. Ainsi, le consul de Rome part défaire Lepidus : l'Etrurie est sauvée et Pompée vengé ! En contrepartie, l'Espagne est définitivement acquise aux forces de Sertorius. J'ai dû en effet y faire revenir mes forces pour surveiller Rome. Même si la menace est écartée, la mort de Pompée va certainement peser lourd dans la balance. Le niveau de stabilité a naturellement chuté aux alentours de 10 (ci-dessous, situation après le jeu de toutes les cartes, avant la phase administrative).

La suite prochainement.

Justin

lundi 16 janvier 2012

Spartacus (Compass Games), l'aide de jeu


Voici une petite aide de jeu pour l'excellent Spartacus de Compass Games. Le but de cette aide est de présenter la séquence de jeu et ses impactes sur l'échelle de crise. On la trouve ici. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires et remarques.

Justin




vendredi 9 décembre 2011

Sertorius l'irremplaçable


[Note préliminaire du 13 décembre 2011. Il sied de relever qu'en réalité Hirtuleius figure bien dans le set-up initial. C'est le module utilisé qui contenait une erreur et qui explique cette petite déconvenue. Ce qui suit perd donc manifestement de pertinence. Suite à cette erreur, nous avons décidé, avec mon partenaire, de reprendre deux nouvelles parties de ce jeu que nous apprécions bien. Ainsi, il jouera tantôt le Républicain et le Sertorien, moi l'inverse. Je ne manquerai pas d'en reparler sur Dimicatio.]

Spartacus (Compass Games), dernière carte du tour 5.

La partie a débuté le 25 août dernier, soit depuis plus de trois mois. Le jeu n'est pas aisé d'accès. Il fourmille d'erratas et de règles peu claires. Avec mon adversaire, on tient bon et on s'accroche car le jeu reste plaisant. Trois mois, cela représente un échange d'environ 90 fichiers. On finit donc par l'apprécier ce jeu.


Tour 5, des troupes républicaines rejoignent depuis l'Italie le Consul Longinus pour lui donner un coup de main. Possédant encore la supériorité numérique, Sertorius estime que c'est le bon moment pour attaquer.

A 1.5 contre 1, les dés sont lancés ('alea jacta est' en version originale(. Les dieux choisissent.

Sertorius manque son jet : 1, 4, 1. Longinus réussit le sien : 6, 6, 6. Dramatique certes, mais Sertorius n'est pas encore mort. Il doit éviter de faire 1 sur 1d6 pour ne pas devoir dîner avec Pluton... le dé est lancé. Il roule, roule, Sertorius voit sa vie défiler... 1 ! Mort...

Sans général de rechange pour le Sertorien, c'est en réalité la partie qui vient de mourir, vidée de tout intérêt. Elle, dans la force de l'âge, tendue et serrée, la voilà morte suite au caprice des dés.

Mais au-delà de cette tragédie, une seule question sur toutes les lèvres : comment fait-on venir en jeu les Herennius, Priscus, Insteius, tous ces généraux sertoriens qui se glandent quelque part en Hispanie ? Uniquement par le biais de Perperna après le tirage du consul Lepidus suivi de la carte 0da))&52࣠? Mouais...
Je conclurai juste en disant ceci : elle est parfois frustrante la vie de wargamer. Et pourtant, on a toujours envie d'y retourner.

Justin