samedi 26 octobre 2013

A bloc dans le Péloponnèse!


Peu d'activité wargamistique ces derniers temps pour plusieurs raisons dont un démarrage de notre club franchement tardivement, c'est-à-dire aujourd'hui! J'ai profité de cette nouvelle saison pour me faire initier à un jeu que j'ai dans ma ludothèque quasiment depuis sa sortie: Hellenes: Campaigns of the Peloponnesian War. Alors avec un sujet comme ça étrange que je ne m'y sois pas précipité non? Et bien non car il s'agit également d'un jeu à blocs et j'en suis pour le moins peu friand. Me voilà donc d'humeur pour enfin l'essayer aujourd'hui.

Une vue d'ensemble très plaisante
Première impression: les éléments du jeu sont beaux, la carte est claire et agréable, les blocs sont de bons tons malgré les nombreuses couleurs, les cartes très réussies. Pas à dire ça met dans de bonnes conditions.
Pour cette première partie je choisis le camp spartiate. J'avais eu le temps de parcourir les règles et après quelques 10 minutes de rappel nous avons pu commencer. Des règles simples donc. Encore un bon point.

Un événement spartiate et deux actions athéniennes
(grâce à son chef +1)
Le système autour des cartes est sympathique et plutôt rafraîchissant par rapport à un card-driven classique: chaque joueur choisit une carte et la pose à l'envers. Les deux cartes sont retournées et résolues soit pour l’événement soit pour le nombre d'actions, selon le sens dans lequel les cartes ont été posées. J'ai aimé les tours de jeu, au nombre de six: un tour de Nouvel An où l'on ne peut qu'appliquer les événements ou faire appel aux dieux pour gagner des relances et divers bonus. Les quatre tours suivants sont des tours d'actions normaux et un dernier tour d'hiver oblige les unités à rallier les différentes cités-états pour ne pas mourir de faim et de froid. A noter que les sièges ne sont tenter qu'en fin de chaque saison gratuitement, soit par attrition soit par assaut. Tout cela est très plaisant mais il fallait bien qu'il y ait bien un petit grain de sable dans tout ça. Et pour moi le bémol au plaisir reste le système de combat qui me déplaît vraiment. Quoique classique pour du jeu à blocs, la gestion des initiatives, des valeurs de combat et surtout le nombre parfois grand-guignolesque de dés à devoir lancer me refroidissent. Je ne suis pas un fan de dice fest, c'est dit.

Alors ai-je aimé? La réponse est clairement oui. En plus de tous ces points positifs à noter que nous avons pu terminer une partie en 10 tours (soit 120 cartes jouées!) avec un nouveau joueur en un peu plus de deux heures ce qui est une gageure vu le conflit traité. Le ressenti historique est de plus très bon, le Spartiate est encouragé à ravagé l'Attique autant que possible et l'Athénien doit courir après les foyers de rébellion qui naissent partout dans son empire. Un très bon jeu que je ne peux que conseiller, faut-il encore passer sur le véritable désagrément des combats si vous êtes comme moi (qui va se lancer à trouver un système de combats innovant en utilisant des blocs???). A rejouer avec plaisir, aussi pour voir si les parties ne sont pas trop répétitives.

 Arnaud

dimanche 29 septembre 2013

Squad Leader Deluxe


Quand un joueur d'un club de jeux de plateau me propose de me remettre à Squad Leader je ne peux que m'empresser d'accepter. Ce que je ne savais pas c'est que le gredin m'avait prévu une belle surprise (bon ok ça ne devait pas être pour moi :p). Mais ça reste une belle surprise puisque nous avons pu pratiquer notre retour sur ce grand ancien sur les magnifiques cartes 3D de Dépôt de la Guerre
Pour les plus assidus d'entre vous ici vous aviez pu découvrir Dépôt de la Guerre il y a tout juste un an, ici.

Alors en photo le résultat semblait déjà superbe mais ça ne rend finalement pas justice à la réalité. A part que les pions ont logiquement un peu de mal à tenir dans les hexagones les plus garnis (du genre forêts ou bâtiments), le plaisir de jouer est réellement décuplé par ce support extraordinaire. Comme par hasard j'avais oublié mon appareil photo ce soir-là je dois donc me contenter de vous montrer des photos de qualité bien médiocre!

La même demi-carte 3



Concernant nos deux parties de reprise (on va éviter de parler du nombre d'années où l'on avait oublié ce jeu sur nos étagères) ce fut un vrai plaisir. Le jeu est fluide et les réflexes reviennent très vite. 
La prochaine fois: on sort les blindés des hangars et on se fixe comme objectif de pouvoir (pour une deuxième fois dans mon cas) jouer le fameux scénario Hill 621!
Merci beaucoup à Renaud pour ces parties.

Arnaud








vendredi 20 septembre 2013

Caesar at Alesia la VF


Petit retour dans les pages de dimicatio. J'ai dernièrement peu eu le temps de jouer et tout autant peu de nouveautés ou de jeux à venir ne retiennent mon attention. Forcément pour alimenter un blog ce n'est pas évident. Cela ne veut bien sûr pas dire que l'envie n'est plus là, bien au contraire, mais centrée sur des titres plus anciens, comme ce Caesar at Alesia d'Avalon Hill. Voilà donc que j'ai décidé de mettre en ligne la traduction des règles que je viens de terminer. Pas que je pense que cela va passionner nombre d'entre vous qui me lisez mais peut-être cela permettra-t-il d'éveiller un soupçon d'intérêt pour ce jeu... et qui sait, de trouver un adversaire pour une belle partie.

Comme j'aime bien faire les choses jusqu'au bout je vous laisse également ici un pdf contenant tous les articles au sujet de Caesar parus dans The General.

Voilà, en espérant que cela déclenche des envies de jouer à ce bon vieux classique!

Arnaud

vendredi 2 août 2013

L'été, ça joue


Déjà quatre semaines sans un mot dans Dimicatio. Il faut dire que la période estivale est rarement la plus propice pour jouer. Pourtant voilà donc trois parties récentes et toutes réjouissantes. Reportage.

On commence vendredi dernier avec une partie de Saratoga, premier volet de la série Battles of the American Revolution de GMT Games. Quatrième partie complète pour moi et deuxième en tant qu'Américain. Comme d'habitude le jeu est fluide et se déroule sans aucune problème. Une partie très tendue avec une défense américaine bien en avant sur Freeman's Farm qui nécessite un recul attentif pour retenir les Anglais sans subir de grosses pertes. Ces derniers auront choisi une attaque concentrée sur cette même ferme d'où une belle densité d'unités dans peu d'espaces. 
Tout cela se terminera avec plusieurs pertes anglaises (dont un leader) contre aucune du côté américain et un terrain solidement défendu. Une victoire américaine donc mais avec peu de points (5,5 contre 3).
Il s'agit vraiment d'une série que j'adore, des règles simples, des parties fluides et d'une durée correctes pour une bonne soirée. Ce sera dur de m'en lasser!

Après les premiers mouvements russes.
On continue mercredi soir avec un jeu dont le sujet me laisse de glace (au moins c'est thématique). Les retours étant tellement bons et la carte si attrayante que je n'ai finalement pas hésité longtemps à la proposition de m'y faire initier. Nous voilà donc partis en Finlande en ce glacial mois de décembre 1939 pour une première partie de Red Winter. Il m'incombe le rôle de l'autochtone face à l'invasion russe.
Un pont important à tenir mais dur à garder longtemps
Malgré un livret assez copieux (une bonne vingtaine de pages) le jeu est finalement beaucoup plus simple qu'il n'y parait. Les principaux mécanismes à intégrer sont les différences entre combat et assaut, les tirs à distance directs et indirects, en soutien ou non et les quelques règles de nuit. Pour le reste c'est du plutôt classique. La carte est très simple car à part les hexagones de lacs gelés où il ne vaut mieux pas s'attarder tout le reste est traité de la même façon pour le combat.
Les Russes et leurs feux de camps pendant la nuit
Qui dit règles très bien rédigées et compréhensibles dit souvent jeu avec un plaisir assez immédiat. Et c'est bien le cas. On est très vite entièrement absorbé par la situation sur le terrain. Là je découvre donc qu'il s'agit d'un jeu correspondant énormément à mes goûts: les règles donc mais aussi tout un système basé sur le mouvement, l'utilisation du terrain et des camps assez asymétriques.
Nous n'avons pu jouer que le premier jour du scénario mais on sent bien un très gros potentiel ludique derrière cette belle recherche historique qu'est finalement également ce jeu. Une mention spéciale donc pour cette découverte qui, hormis son sujet, à tout pour me plaire.



Dernière partie en date hier soir avec un scénario de Combat Commander: Europe issu du tout récent cinquième battle pack Fall of the West. Nous avons joué le scénario opposant Allemands et Français où chaque camp peut basculer en attaque, en défense ou en reconnaissance à chaque Time. Une partie où l'on s'aperçoit que finalement le Français n'est pas aussi démuni que ça, surtout avec trois très bons chefs et de bonnes armes. Comme souvent avec CC:E beaucoup de fun, de coups de feu et de corps à corps, on a adoré. Prochaine étape: les nouvelles règles introduisant les blindés!


Un beau milieu d'été que tout ça!

Bonnes vacances aux concernés!

Arnaud

dimanche 30 juin 2013

To The Last Man: en mode découverte


A peine reçu et j'ai déjà eu l'occasion de m'essayer à To The Last Man, une excellente chose quand on sait le nombre de jeux encore jamais joués qui peuvent traîner sur les étagères! Nous avons donc profité de la dernière rencontre de la saison des Stratèges pour ouvrir une de nos boîtes de TTLM. Sur les conseils du livret de scénarios nous avons opté pour le scénario 1915. Une mise en place aisée grâce aux réglettes d'armées qui contiennent sur leurs versos leurs déploiements initiaux selon les scénarios. Ergonomique, j'aime beaucoup. Ce qu'il l'est moins et c'est un peu dommage ce sont les petites aides de jeu seulement du côté du joueur de l'Entente, il y avait la place et ça aurait été un bon plus de la dupliquer pour le joueur allemand. Bref, rien de bien grave.

Déploiement terminé.
Un set-up facile soit mais une question nous fait transpirer un coup: le scénario 1915 se termine-t-il à la fin de l'année ou sommes-nous juste sensés démarrer en 1915 et continuer jusqu'à la fin de la guerre? Question qui parait presque ridicule... mais dont nous n'avons pas pu trouver la réponse dans les règles!

Jusqu'au dernier homme!
Après quelques tâtonnements dans les règles nous commençons après quelques activations à comprendre là où le jeu veut nous mener: peu de mouvements mais tous importants, une gestion de main et de ressources à la fin du tour très importante, des combats version "dice fest" et finalement un jeu typiquement "jeu de front".

La situation tout au nord en fin de partie, mi-1916.
Après ces quelques tours de jeu pour se familiariser avec le système voici quelques réflexions partagées en fin de partie:

- Jouer avec les réglettes d'armées cachées (ce que nous n'avons pas fait pour cette première) est primordial tant cela doit permettre de préparer des attaques (ou des défenses) surprises. Reste que je trouve toujours un peu étrange que chaque joueur puisse faire sa petite tambouille sans aucun contrôle par l'adversaire. Bon, mode paranoïa off.

- Le fait de passer dès qu'un joueur n'a pas de carte offensive en main à jouer est franchement handicapant pour le bon déroulement de la partie. Un joueur sans carte offensive passe donc, laissant l'opportunité à son adversaire d'en faire autant et ainsi terminer une saison sur un cruel vide d'action. Cela m'arrivera deux fois le temps de notre courte partie et j'avoue ne pas aimer ce principe.

- Pour moi le point le moins encourageant avec ce jeu consiste en ce qu'il s'agit tout simplement d'un vrai "jeu de font" et que je n'aime tout simplement pas ça. Une vraie question de goût donc. Ici cela est simulé par le très peu de perte infligée à l'adversaire ce qui rend immanquablement la situation ultra statique (mais qu'attendre d'autre d'un jeu sur la 1ère Guerre Mondiale?). Pour les fans de ce genre de situation militaire je pense que le rendu est plutôt bon mais je reste indécrottable jusqu'à aujourd'hui il me faut toujours un souffle épique dans un jeu pour m'y croire.

Bon alors? Et bien voici donc un jeu au niveau élevé d'abstraction, (très) piloté par les cartes avec ce que cela implique de gestion de la frustration et d'opportunisme, de front donc, avec ce que cela implique également de mécanisme d'usure (pour joueur patient donc), au matériel vraiment très attractif. A noter également quelques points de règles qui méritent des éclaircissements.

Sans trop plus de jugement voilà donc quelques éléments de réflexions après cette découverte. Un sentiment très partagé pour ma part, à la fois pour une simple question de goût (le front) et certains mécanismes (les passes obligatoires). Il reste une situation historique intéressante et à priori bien rendues, des mécanismes simples et une profusion de scénarios. A confirmer.

Arnaud

vendredi 21 juin 2013

To The Last Man est arrivé!


Tout l'avantage d'être breton (oui je sais c'est discriminant mais j'aime ça!): ma boite de To The Last Man est dans mes mains, là tout juste arrivé de chez Nuts! Publishing. Du coup allons y pour quelques photos (pardon pour la qualité car les conditions ne sont pas les meilleures) histoire de voir ce qu'a dans le ventre ce jeu tant attendu.

La boîte: aussi belle qu'en photo (si si je vous jure!)
Voilà la première vue une fois le couvercle de la boîte enlevé.
Les planches de pions (enfin la planche de pion, le reste étant plutôt des displays)
J'aime beaucoup, on retrouve la patte graphique de Nuts!
Les cartes: vraiment magnifiques, un rendu "époque" du meilleur goût... et un drôle de format ceci dit également.
La carte: grande et extrêmement sobre (trop?) en papier glacé plutôt lourd (mais il faudra le plexi quand même je pense pour jouer). Les noms sur la carte sont vraiment très discrets... on aime, on n'aime pas.
Vue de Paris...
Ca vraiment j'adore: le côté "époque" encore: excellent! (Respect à l'officier cartographe!)
Deux aides de jeu, classiques, on verra en jouant
Le jeu vient avec deux livrets: à gauche les règles de base, à droite les règles avancées et dédiées au théâtre d'opérations (il y en aura d'autres?)
Un bel exemple de jeu bien fourni
Exemple de mise en page des scénarios: c'est beau jusque là!

Pas de déception côté matériel. Il donnerait même très envie de s'y mettre. Le temps d'en trouver pour ça et j'en reparle!

Arnaud

mardi 18 juin 2013

Stonewall revient!


Rien que pour les plaisirs des yeux: la couverture révélée de la réédition tant attendue de Stonewall Jackon's Way de la série Great Campaigns of the American Civil War. C'est pas beau ça?