dimanche 5 janvier 2014

No Retreat! The African Front sur la table


Première partie hier après-midi de No Retreat! The North African Front. Philippe, mon adversaire, et moi-même sommes des novices complets et nous avons choisi de nous lancer dans le scénario de campagne, surtout pour démarrer en douceur avec un début de partie ne comportant pas d'emblée toutes les options.

La mise en place est très simple et rapide, le matériel d'excellente qualité, comme pour le premier opus. Le démarrage semble donc aisé. Et tout de suite, là aussi comme pour le premier opus, rien n'est aussi simple qu'il n'y parait. De nouveau les règles sont très dures à parcourir et on commence tout de suite à chercher partout les points de règles. Même les phases de jeu ne sont pas forcément claires et limpides. La faute aussi à un système vraiment original mais dont il faut déduire les finesses. Pourquoi ne pas nous faire gagner du temps en nous exposant en quelques lignes les particularités du système?

On arrive néanmoins à enchaîner les tours de jeu avec un début de partie ne consistant qu'en un long repli des troupes italiennes face à l'assaut des Britanniques. Arrivés à la carte 2, comme il se doit c'est au tour de l'Axe de prendre l'initiative et de mener les assauts grâce à l'arrivée de Rommel et de ses troupes allemandes. Tout s'inverse alors et le joueur britannique doit se replier lui aussi dans le meilleur ordre possible. Nous avons mis fin à la partie au début du tour 8 après plus de 4 heures de jeu (et de recherches de points de règles).

Une unité britannique sacrifiée pour couper le ravitaillement de l'Axe et tenter de retarder un peu plus leur avancée
La situation de contrôle au début du tour 8 quand nous nous sommes arrêtés... faire tomber Tobruk, seul objectif allemand.
On remarquera la Crète et Malte contrôlées par l'Axe... un aspect du jeu que je n'ai pas particulièrement apprécié
Alors quelles impressions après ce bout de partie? On est tout d'abord plutôt perturbés de devoir changer de cartes et de redeployer ses troupes à chaque tour mais c'est finalement l'originalité de ce jeu. Ce qui m'a plu: une prise en main plus facile, moins de gestion des cartes à jouer (car elles donnent moins de possibilités) qu'avec le premier jeu de la série. On peut donc dire que malgré des règles globalement mal foutues on arrive finalement à jouer assez facilement. Les points négatifs sont pour ma part plus importants: j'ai vraiment eu l'impression de passer mon temps à gérer des événements (l'invasion de la Crète!) et des jeux dans le jeu, comme par exemple (et surtout) avec la gestion de Malte que j'ai trouvé beaucoup trop influante sur le jeu pour n'être présentée que comme une simple mécanique secondaire. Les événements des tours doivent impérativement être connus à l'avance et bien intégrés par les joueurs afin de ne pas changer la face de la partie d'une façon totalement arbitraire et mécanique.

Avec tout ceci et à force de vouloir synthétiser au maximum les choses, les mécanismes deviennent nombreux et lourds, on a l'impression de ne faire que cela, reléguant au second plan ce qui se passe sur la carte. Nous n'avons pas vraiment eu l'impression de faire un jeu de guerre, mais plus un jeu de gestion. Les choix stratégiques et de mouvement sont de plus très limités par la seule dimension est/ouest de l'aire de jeu, mais là-dessus nous revenons à la situation historique donc nulle surprise.

Finalement mon principal reproche consiste en le peu d'intérêt que l'on finit par porter aux unités sur la carte. Ceci est à minimiser par le fait que j'aime prioritairement les jeux de mouvements où l'on se concentre principalement sur une ou des situations purement militaires. Le jeu plaira probablement à des joueurs moins susceptibles sur ce point et aimant gérer des mécanismes hors-carte divers et variés. Le bon point: tout ça m'a donné envie de me replonger dans l'excellent No Retreat! The Russian Front.

Arnaud

2 commentaires:

Gael Kerhouant a dit…

Bonjour Arnaud,
je n'ai jouer à aucun des opus No retreat, mais je pense que les mécanismes hors carte doivent être spécifique à cette campagne: tant de chose en Afrique du Nord ont dépendu du contrôle global de la méditerranée notamment pour le supply. Mais peut être que je fais fausse route :)

Bonaparte 56

Arnaud Moyon a dit…

Bonjour Gaël
non je pense que tu as tout à fait raison mais il reste l'aspect ludique, primordial sur ce type de jeu, qui n'est, à mon goût, pas au rendez-vous.