samedi 12 janvier 2013

Alésia, 52 avant J.-C., de Yann Le Bohec



Dans sou ouvrage Alésia, 52 avant J.-C., Yann Le Bohec aborde avec clarté l'affrontement (car plus qu'un siège, il y eu quatre batailles) survenu entre le proconsul César et le chef arverne Vercingétorix du côté d'Alise-Sainte-Reine (hypothèse largement privilégiée, et justifiée, par l'auteur par rapport au Jura).

Sans être simpliste, ce livre se lit facilement, Yann Le Bohec nous entraînant sur un ton très didactique dans le cour des opérations qui se sont déroulées en Gaule depuis 57 avant J.-C. En plus d'aborder les événements sous l'angle stratégique et tactique, ainsi que la description du siège en question et des batailles, l'auteur traite la psychologie des deux principaux protagonistes sans oublier, et c'est important, celle des soldats sous leurs ordres. Selon l'auteur :

"Le bilan est cruel pour les Gaulois. Les Romains avaient un armement de qualité, un entraînement exceptionnel, une tactique imbattables ; et ils avaient César".

Mais ça, on s'en doutait. Trêve de plaisanterie, je vous recommande vivement la lecture de ce livre bien écrit et qui, en plus, se lit rapidement

Au chapitre des petits regrets, signalons l'absence d'un schéma détaillé retraçant les différentes manœuvres au cour du siège. Je précise immédiatement que cela ne gâche en rien la lecture de cet ouvrage.

Yann Le Bohec, Alésia, 52 avant J.-C., Tallandier.

Justin

3 commentaires:

Yannick a dit…

Un livre drôle et surprenant où l'on découvre que le plus grand spécialiste français (autoproclamé?) de l'armée de César n'a pas bien relu la Guerre de Gaules, ni l'histoire militaire romaine avant d'écrire: confondre longueur et largeur en latin lorsqu'il parle de la plaine de 3000 pas (in longitudinem, coco, longitudinem), c'est déjà dommage; mais écrire que l'armée de César avait besoin d'au moins 3,5 kilomètres de large pour manœuvrer puisqu'elle combattait « sur trois lignes de six rangs...etc"...ce qui correspond à l'organisation par manipule ayant cours un siècle plus tôt et donc, pour un tel spécialiste, oublier les réformes de Marius, en 107 av JC, qui instituent le combat par cohortes autonomes, capables d'évoluer par petits groupes, est-ce un oubli regrettable, une manipulation... ? C'est au moins pathétique !

Arnaud Moyon a dit…

Et bien merci Yannick pour ces précisions plus qu'éclairées! Ca relativise toujours la sensation de bonne lecture... dommage de la part d'un Le Bohec si réputé.

Yannick a dit…

Oui; dommage, comme vous dites! Et l'absence de schéma expliquant les manœuvres au cours du siège est effectivement regrettable: si Yann Le Bohec himself ne sait pas le faire, qui saura ?