dimanche 6 mai 2012

Boudicca, the Warrior Queen


Boudicca, the Warrior Queen était en fin d'année dernière le seul jeu que j'attendais avec impatience. Une réédition d'un bon vieux titre de Richard Berg, un sujet original permettant une situation très intéressante et le tout publié par Against the Odds dont j'ai déjà pu apprécier le travail sur d'autres jeux. Après une longue attente, tout semble là réuni pour me plaire, d'autant que la carte est vraiment du plus bel effet, les pions tout à fait à mon goût (à la différence des quelques critiques que j'ai pu entendre à droite à gauche). J'essaie juste d'oublier la qualité plus que passable des cartes à jouer qui frôle le ridicule: non pas la qualité du matériel qui est celle que l'on peut s'attendre à trouver dans un magazine mais se donner si peu (en fait aucun) mal pour leur graphisme, qui jure avec le travail réalisé pour la carte, les rend carrément incongrues sur la table de jeu.


Mais passons car finalement seul le plaisir de jouer importe! Les règles, courtes, sont claires, et les quelques imperfections et erreurs n'empêchent en rien de commencer à jouer rapidement. Elles appellent en fait très souvent à se référer à l'aide de jeu qui contient en fait une bonne partie des règles survolées, ce qui est finalement assez pratique je trouve. Installation du jeu et zou nous filons!

Évidemment on consulte alors comme il se doit les différentes tables permettant d'acquérir les bases, comme la table des coûts de mouvement. Et là, perplexité... un très rapide calcul fait apparaitre que la cavalerie avance moins vite que l'infanterie! La cavalerie, pourvue de 12PM contre 8 pour l'infanterie a ses coûts de déplacement, notamment en terrain dégagé, doublés: soit 6 hexagones à avancer contre les 8 de l'infanterie au coût d'1PM par hexagone. A vrai dire au bout de 4 tours de jeu mon adversaire et moi-même n'avons pas pu (malgré toute notre imagination au secours de notre indulgence) nous faire à cette idée. En fait ce problème pourrait sembler anecdotique mais bouleverse les fonctions du jeu, la cavalerie ralentissant tous les déplacements des armées dont elles font parties, elles-mêmes extrêmement lentes à cause de coûts de terrain déjà très élevés. Toute la table des coûts de mouvement parait étrange. Alors oui la cavalerie bretonne était composée principalement de chars fort peu rapides mais j'ai du mal à imaginer des hordes tribales bretonnes à pied plus rapides que la cavalerie romaine.


Un sentiment de jeu inachevé se dégage et le malaise gagne...Du coup plusieurs possibilités: le jeu a été pensé de la sorte mais alors il manque vraiment une sérieuse explication de conception sur ces choix ou alors nous sommes passés à côté de quelque chose ou bien encore (et ce serait la pire), personne n'a rien vu! C'est vrai qu'on a terminé notre partie à refaire la table des coûts de mouvement... ce qui est quand même moche après seulement quelques tours de jeu!


Voilà donc dans l'état une assez grosse déception pour moi, à la hauteur, sans doute, de l’enthousiasme que j'avais d'y jouer enfin! Du coup plus qu'à espérer une évolution des points de règles tordus et l'ajout des éléments manquants (comme certains DRM introuvables...) pour y retourner car le jeu regorge tout de même de nombreux bons points!

Arnaud


7 commentaires:

bir-hacheim a dit…

Effectivement, ton enthousiasme a l'air d'avoir été sérieusement refroidi... Qu'en était-il dans le Druid d'origine ?
Bonne fin de week-end

Digenvez a dit…

Personnellement, la table des PM ne me choque pas plus que cela. Si on considère que la "cavalerie" bretonne correspond à des lourd chars de guerre, ça ne m'étonne pas que les Bretons à pied aillent plus vite. Surtout sur des terrains plus ou moins accidentés sans la moindre route. Et les Romains sont moins efficaces en dehors des routes, là aussi, ça ne me choque pas non plus.
Après, il faudra voir ça quand j'y jouerai. ;-)

Arnaud Moyon a dit…

Ok pour les chars bretons, ça se comprend. Mais quid d'une cavalerie romaine plus lente en terrain clair que l'infanterie romaine? Et des armées romaines obligées d'attendre ces unités de cavalerie?? Je reste perplexe...

Digenvez a dit…

Mais les coûts en PM sont les mêmes pour l'infanterie et la cavalerie du côté romain, sauf pour les terrains très difficiles. Je ne vois pas comment la cavalerie romaine peut être plus lente que son infanterie...

Arnaud Moyon a dit…

OOps désolé je pensais à l'infanterie bretonne qui est plus rapide que la cavalerie romaine! Mea Culpa :)

Digenvez a dit…

Je me disais aussi... ;)

Sinon, j'ai fait un début de tour en solo pour voir un peu tout cela. Et je n'ai pas du tout eu la même impression que vous. J'ai même trouvé assez bien vu le côté asymétrique de la table de mouvement. Effectivement, voir la cavalerie romaine distancée par les Bretons à pied peut sembler bizarre, mais il ne faut pas oublier que les hex dégagés sans route représentent des espaces sauvages n'ayant pas grand chose à offrir à une troupe disciplinée sans passer du temps à fourrager ou à attendre le ravitaillement (dans des bivouacs qu'ils devaient fortifier un minimum, en plus). Tandis que les Bretons à pied, ils traçaient sans se préoccuper de ces détails.

Par contre, sur les routes, avec la règle de marche forcée, la légion romaine est d'une mobilité redoutable, je trouve.

Et puis de manière générale, je trouve que le jeu a l'air de bien tourner. Donc une première impression (à confirmer sur une vraie partie bien sûr) très différente de la votre. ;-)

Arnaud Moyon a dit…

Merci pour ton retour. Je sens qu'il va falloir que j'y retourne pour me refaire une opinion après avoir digéré ces données de conception. Le jeu n'aura peut-être pas le même goût la deuxième fois. Je n'ai qu'une envie en fait: avoir manqué le coche et changer d'opinion :)