vendredi 5 mars 2010

Les jeux sur Alesia


Les jeux simulant le siège d’Alésia (52 av. J.-C), qui opposa le Proconsul Caius Julius Caesar à Vercingétorix, Chef des Arvernes et Commius, Roi d’Atrebati, ne sont pas très nombreux, en voici un bref tour d’horizon chronologique :

Caesar at Alesia (Avalon Hill, 1976, deRobert Bradley). Je ne saurais me prononcer sur ce jeu que je ne connais pas du tout. Dans ces conditions, je me bornerai à constater que le jeu possède une note relativement bonne pour un produit aussi ancien sur Boardgamegeek, avoisinant un 7. Le plateau de jeu et les pions sont très sobre, ils semblent très fonctionnels.

Alesia (Jeux Descartes, 1985, de Gilles Weber). Ce jeu édité en 1985 apparaît sous un format particulier. En effet, sa boîte, très plate, prend beaucoup de place. A l’intérieur s’y trouve un puzzle de 5 pièces qui, une fois assemblé, constitue le plateau de jeu (ci-dessous). D’ailleurs, ce plateau de jeu est très plaisant, à l’opposé des pions qui ont mal vieillis. Le jeu est assez simple. L’auteur prend un pari : selon lui, il est impossible de représenter chacun des Romains sur les remparts et par conséquent, il choisit de créer une abstraction d’occupation des remparts par ces derniers. Dès lors, tous les remparts sont considérés comme défendus, même en l’absence de pions. L'idée est pertinente selon moi. Le livret de règle fournit un historique assez précis de la bataille, très plaisant. Pour le surplus, on doit reconnaître que le jeu a passablement vieilli, tant dans ses mécanismes que dans son graphisme.

Alésia 52 avant J.-C. (Vae Victis no 21, 1998, de Frédéric Bey) et Alésia 52 avant J.-C., l’hypothèse jurassienne (Canons en Carton, 2005, de Frédéric Bey). Le concept est intéressant : avec un système de jeu et des pions identiques, deux batailles sont proposées, l’une retenant comme lieu de l'oppidum le site officielle d’Alise-Sainte-Reine, l’autre le site de Chaux des Crotenay, dans le Jura. Les règles sont relativement simples et claires. L’échelle de jeu représente 1h30 le jour et 2h la nuit, un hexagone fait 500 mètres. Le jeu se joue en vingt tours. Ce qui est particulier à son méchanisme, c’est qu’il propose chaque tour un mouvement stratégique, où seuls sont déplacés les leaders, suivi une phase de mouvement tactique, où les leaders dans la ligne de vue ennemie sont déployés avec leurs unités afin de bouger et combattre. Les composantes sont agréables, au standard Vae Victis, la carte est très lisible (ci-dessous). Il faut juste un petit effort pour monter les pions. On trouvera une intéressante étude sur le jeu paru dans le Vae Victis ici, no 19 du fanzine Vieille Garde. Prochainement, je débute une partie de ce jeu par Cyberboard, je ne manquerai pas de faire un compte rendu.

Alesia : Great Battles of History (GMT, 2005, de Mark Hermann et Richard Berg). Ce jeu-là est contesté, dans la mesure où la modélisation du franchissement des lignes de défense romaine par les Gaulois serait assez étrange. En effet, ceux-là auraient la possibilité de sauter par-dessus les fortifications. Je n’ai pas encore testé cet opus à part de la série GBoH, dont les règles sont différentes des autres jeux, mais plus simples et assez proche de la règle Simple. Chaque hexagone représente 150 mètres environ, il n’y a pas de tours à proprement parlé, mais chaque période d’assaut correspond à une rude journée. La carte est somptueuse à mon goût (ci-dessous). On trouve également une étude du jeu ici, no 35 du fanzine Vieille Garde.

2 commentaires:

Bir Hacheim a dit…

Bien ! Une synthèse sur un sujet original jamais traité ailleurs à mon sens !

Justin Brodard a dit…

Merci pour ce commentaire encourageant.